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Déclarations @frPlaintes pendantes

Affaire d’esclavage (Fodi) contre le Niger devant la Cour de la CEDEAO

By septembre 5, 2019 No Comments

Banjul, le 22 juin 2019: Le 21 juin 2019, l’« Institut des droits de l’homme et du développement en Afrique » (IHRDA) et son partenaire nigérien « Timidria » ont saisi la Cour de justice de la CEDEAO contre la République du Niger, pour le compte d’une femme nigérienne (nommée Fodi) et ses enfants qui ont vécu en l’esclavage depuis leur enfance dans la famille Idiabaz.

Après avoir servi Idibaz pour quelque temps, en 1976, Fodi fut donnée comme cadeau de mariage à la fille d’Idibaz (Tajira) au Burkina Faso. Elle fut aussi donnée en mariage à plusieurs reprises au cours de son esclavage, ce qui a résulté en la naissance de plusieurs enfants qui ont également fait l’objet de l’esclavage.

En 2018, l’oncle de Fodi et son frère l’ont aidée à retourner dans son pays. Une fois au Niger, Fodi a appris qu’une de ses filles (Zainabu) avait été offerte comme cadeau à la fille de Tajiras. Un procès a été intenté, au nom de sa fille, devant les tribunaux nigériens pour demander sa libération. Cette demande fut banalisée par le procureur et considérée comme un délit. De plus, aucune réparation n’a été envisagée pour les victimes. C’est dans ce contexte que nous avons porté l’affaire devant le tribunal de la CEDEAO.

Les plaignants allèguent que le Niger a violé le droit de Fodi et ses enfants de ne pas être soumis à l’esclavage ni à la discrimination ; leur droit à un procès équitable et à la réparation, et leur droit à la dignité, ainsi que le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant. Cela contrevient à plusieurs traités internationaux auxquels le Niger est partie, notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Charte africaine. Charte des droits et du bien-être de l’enfant.

Les plaignants demandent au tribunal de constater que le Niger est coupable des violations susmentionnées, et de demander au Niger de payer aux victimes une réparation de 350 000 000 FCFA (environ 590 000 USD) pour les dommages physiques, moraux et psychologiques subis pendant plus de 30 ans de captivité.

Il sied de noter que le Niger a en 2003 promulgué une loi qui interdit l’esclavage.