Banjul, le 6 juillet 2021 : IHRDA a lancé une initiative de renforcement des capacités des juges, avocats et acteurs de la société civile en Afrique de l’Ouest sur l’application judiciaire des droits socio-économiques.

Dans le but de renforcer l’accès à la justice des personnes et communautés défavorisées dans le domaine des droits sociaux et économiques en Afrique de l’Ouest, cette initiative vise à renforcer les capacités des juges et des défenseurs des droits de l’homme sur l’application des instruments juridiques qui garantissent les droits sociaux et économiques, et l’utilisation de mécanismes judiciaires nationaux et régionaux pour plaider en faveur de la réalisation de ces droits.

Trois ateliers sont prévus dans le cadre de cette initiative : un pour les acteurs du Sénégal, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire et du Mali ; un autre pour le Niger, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo ; et un autre pour la Gambie, la Sierra Leone, le Ghana, le Nigéria et le Liberia.

Le premier atelier (pour le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Mali) se déroule du 5 au 7 juillet 2021, tandis que les autres auront lieu du 12 au 14 juillet 2021 (pour le Togo, le Bénin, le Niger et le Burkina Faso) et du 27 au 29 juillet 2021 (pour le Ghana, la Gambie, la Sierra Leone, le Liberia et le Nigéria).

Dans chacun des ateliers, les participants vont échanger sur les concepts et le contexte des droits économiques et sociaux en Afrique, ainsi que des dispositions relatives aux droits économiques et sociaux dans les principaux instruments juridiques des droits de l’homme en Afrique, tels que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, le Protocole à la Charte africaine des droits de la femme en Afrique et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Ils vont également échanger sur les procédures et les techniques de mener des plaidoyers juridiques auprès des mécanismes régionaux des droits de l’homme, notamment la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant et la Cour de la CEDEAO.

Ce projet financé par la GIZ s’inscrit dans un contexte où plusieurs États africains enregistrent d’énormes manquements dans la promotion et la protection des droits économiques et sociaux. Dans certains États, les droits sociaux et économiques sont considérés comme non justiciables, malgré la ratification de principaux traités régionaux et internationaux qui obligent les États à garantir la jouissance de ces droits à leur peuple.