Banjul, le 26 janvier 2021: L’Institut des droits de l’homme et du développement en Afrique (IHRDA), en collaboration avec le Centre de Documentation et de Formation sur les Droits de l’Homme (CDFDH), ont organisé un atelier de formation sur le contentieux stratégique en droits de l’homme pour les OSC et avocats togolais du 26 au 28 janvier 2021.

L’atelier visait à renforcer la capacité des avocats et OSC de droits de l’homme au Togo pour engager des procédures judiciaires stratégiques en utilisant les instruments et mécanismes internationaux des droits de l’homme, notamment dans le contexte du système africain des droits de l’homme. Il visait aussi à promouvoir l’application des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme devant les tribunaux togolais et d’améliorer les mécanismes de soutien juridique pour les victimes de violations des droits de l’homme.

Les modules traités comprennent un aperçu des contentieux relatifs aux droits de l’homme en Afrique; l’application des traités relatifs aux droits de l’homme au Togo (y compris la domestication des traités, les juridictions compétentes en matière de protection des droits de l’homme, l’assistance juridique); le contentieux devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant et la Cour de la CEDEAO; les questions relatives au statut d’observateur devant la CADHP et le CAEDBE, et les ressources juridique en ligne pour appuyer le contentieux et le plaidoyer juridique dans le contexte du système africain des droits de l’homme (avec accent sur les ressources développées par IHRDA).

Les participants ont également traité un cas hypothétique afin de démontrer les connaissances et les compétences acquises, et ont identifié des cas stratégiques de violations des droits de l’homme ayant un potentiel d’impact élevé sur lesquels ils travailleraient avec IHRDA pour engager des poursuites juridiques au niveau régional.

Cette activité s’inscrit dans un contexte de violations des droits de l’homme grandissantes au Togo, d’où la nécessite des activistes et avocats d’apporter des réponses adéquates à de telles violations et de s’assurer que la justice soit rendue.

L’atelier est financé par le National Endowment for Democracy basé aux États-Unis.