Banjul, le 14 décembre 2021 : IHRDA organise un atelier de sensibilisation de deux (2) jours, du 14 au 15 décembre 2021, avec des acteurs et des parties prenantes clés de la Gambie sur la décriminalisation et l’amélioration du traitement des infractions mineures en Gambie.

Les participants comprennent des représentants de l’Assemblée nationale, du pouvoir judiciaire, du Ministère de la Justice, des institutions de sécurité nationale, de la Commission nationale des droits de l’homme, de la faculté de droit, du barreau de la Gambie et d’autres organisations de la société civile concernées.

L’atelier vise à doter les participants d’informations et de connaissance adéquates sur la situation des infractions mineures en Gambie et les opportunités de prise des mesures en faveur de la décriminalisation et d’un meilleur traitement des infractions mineures, en utilisant les normes régionales de droits de l’homme et les bonnes pratiques.

Les sujets abordés comprennent les infractions mineures dans le contexte gambien – situation, opportunités et défis ; la perspective des droits de l’homme en matière de criminalisation de la pauvreté ; les principes sur la décriminalisation des infractions mineurs en Afrique ; la loi type de l’Union africaine sur le maintien de l’ordre et son rôle dans l’amélioration de la gestion des infractions mineures ; un aperçu de l’avis consultatif sur la compatibilité des lois sur le vagabondage avec la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et d’autres instruments des droits de l’homme applicables en Afrique ; l’impact négatif des infractions mineures sur les pauvres et les personnes marginalisés ; et la responsabilité de l’État dans le système africain des droits de l’homme. La Commonwealth Human Rights Initiative au Ghana partage également son expérience en matière de plaidoyer pour la reclassification des infractions mineures dans d’autres régions d’Afrique.

L’atelier intervient à un moment où l’Assemblée nationale gambienne est en train de réviser le code pénal. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la campagne pour la décriminalisation et l’amélioration du traitement des infractions mineures en Afrique de l’Ouest, financée par Open Society Initiative for West Africa (OSIWA).