Banjul, le 18 mai 2021: IHRDA organise une conférence internationale de deux jours sur les bonnes pratiques en matière de recherche de personnes disparues et de victimes d’exécutions extrajudiciaires en Gambie. La conférence qui se déroule du 18 au 19 mai 2021 réunit des victimes de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires en Gambie, des acteurs étatiques et non étatiques, ainsi que des experts locaux et internationaux en la matière, qui participent en personne et en ligne.

La conférence permettra aux experts et aux participants de partager leurs expériences et les meilleures pratiques de leurs différents contextes sur la recherche de personnes disparues et les recours relatifs dans la lutte contre l’impunité pour les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires. La conférence permettra également aux participants de réfléchir sur la question des disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires dans le contexte gambien, et sur l’application des instruments juridiques internationaux sur la recherche des personnes disparues en Gambie. En plus de permettre aux participants de discuter sur les potentiels défis à relever ainsi que leurs solutions, la conférence va contribuer à la sensibilisation sur le processus de justice transitionnelle de la Gambie et les mécanismes impliqués dans la recherche des personnes disparues.

Cette conférence qui a été ouverte par le Ministre de la Justice de la Gambie s’inscrit dans le cadre des efforts visant à garantir l’accès à la justice et aux recours pour les victimes de violations des droits de l’homme commises notamment par des agents du régime de Yahya Jammeh au cours de ses 22 ans comme Président de la Gambie. Elle fait partie d’une série d’activités prévues pour la Gambie dans le cadre d’un projet mis en œuvre conjointement en Gambie, au Mexique et au Népal par IHRDA, Trial International, swisspeace, Human Rights and Justice Center et Fundación para la Justicia y Estado Democratico de Derecho (FJEDD), afin de renforcer la redevabilité et de prévenir les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires.

Ce projet est financé par l’Union européenne.