Banjul, le 4mars 2020

L’IHRDA, en collaboration avec l’Association des organisations non-gouvernementales en Gambia (TANGO), organise un atelier de formation de deux jours à l’intention d’une trentaine d’organisations de la société civile sur les normes et instruments juridiques internationaux relatifs à la lutte contre l’impunité pour les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires en Gambie.

L’atelier se déroule du 4 au 5mars 2020 à Banjul, en Gambie.

La formation aborde des questions telles que les cadres juridiques sur les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires, et l’établissement de la responsabilité de l’Etat et des individus concernant les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires en utilisant les tribunaux gambiens, les mécanismes régionaux et internationaux des droits de l’homme et du droit pénal, ainsi que la compétence universelle. L’atelier comprendra également des séances sur la documentation des disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires en Gambie, les techniques d’enquêter, et le plaidoyer en matière de disparition forcée et d’exécution extrajudiciaire.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre des efforts visant à garantir l’accès à la justice et aux recours pour des victimes des violations de droits humains commises notamment par des agents du régime de Yahya Jammeh au cours de ses 22 ans de règne comme Président de la Gambie. L’atelier fait partie d’une série d’activités planifiées en Gambie dans le cadre d’un projet de deux ans portant sur les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires, conjointement mis en œuvre en Gambie, au Mexique et au Népal par IHRDA, Trial International, swisspeace, Human Rights and Justice Centre et Fundación para la Justicia y Estado Democratico de Derecho (FJEDD) respectivement. D’autres activités déjà réalisées en Gambie comprennent les ateliers de formation pour le Centre des victimes de violations des droits de l’homme en Gambie, le Barreau gambien ainsi que la documentation des cas de disparition forcée et d’exécution extrajudiciaire.   

Ce projet est financé par l’Union européenne.