{"id":7440,"date":"2018-09-07T10:48:02","date_gmt":"2018-09-07T10:48:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ihrda.org\/?p=7440"},"modified":"2018-09-07T10:52:43","modified_gmt":"2018-09-07T10:52:43","slug":"ihrda-fgi-obtiennent-une-decision-historique-dans-une-affaire-de-viol-denfant-contre-le-cameroun","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/2018\/09\/ihrda-fgi-obtiennent-une-decision-historique-dans-une-affaire-de-viol-denfant-contre-le-cameroun\/","title":{"rendered":"IHRDA, FGI obtiennent une d\u00e9cision historique dans une affaire de viol d\u2019enfant contre le Cameroun"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Banjul, le 7 septembre 2018:<\/em><\/strong> Le Comit\u00e9 africain d&rsquo;experts sur les droits et le bien-\u00eatre de l&rsquo;enfant (le CAEDBE) a rendu une d\u00e9cision historique en faveur des plaignants dans l\u2019affaire \u00ab\u00a0Institut des droits de l\u2019homme et du d\u00e9veloppement en Afrique et Finders\u2019 Group Initiative (pour le compte de TFA, une mineure) c. R\u00e9publique du Cameroun\u00a0\u00bb, Communication 006\/Com\/002\/2015.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans sa d\u00e9cision communiqu\u00e9e aux plaignants le 4 septembre 2018, le CAEDBE a demand\u00e9 au Cameroun de payer \u00e0 TFA une indemnisation de 50 millions de francs CFA (soit environ USD 90 000 \u2013 quatre-vingt-dix mille dollars), en plus d\u2019autres mesures structurelles recommand\u00e9es. Ceci est la toute premi\u00e8re d\u00e9cision relative \u00e0 la violence sexuelle sur un mineur au niveau r\u00e9gional.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon les faits de l\u2019affaire, TFA avait \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e par un homme riche et influent \u00e0 Bamenda, dans le Nord-Ouest du Cameroun, en 2012, quand elle avait encore 10 ans. Malgr\u00e9 des preuves m\u00e9dicales convaincantes que la fille avait \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e, les autorit\u00e9s judiciaires camerounaises n\u2019ont pas men\u00e9 une enqu\u00eate effective sur les circonstances de l&rsquo;infraction pour pouvoir poursuivre l&rsquo;auteur en justice. Par contre, l\u2019avocat et la tante de TFA ont \u00e9t\u00e9 poursuivis en justice pour diffamation contre le juge d&rsquo;instruction dans cette affaire, tandis que l\u2019affaire continuait \u00e0 subir d\u2019ajournements successifs par le Tribunal \u00e0 Bamenda.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Institut des droits de l\u2019homme et du d\u00e9veloppement en Afrique (IHRDA) et <em>Finders\u2019 Group Initiative<\/em> (FGI) ont saisi le CAEDBE en novembre 2015, all\u00e9guant plusieurs violations des droits pr\u00e9vus notamment par la Charte africaine des droits et du bien-\u00eatre de l&rsquo;enfant et d\u2019autres instruments juridiques internationaux. Les plaignants ont comparu devant la 30\u00e8me session ordinaire du CAEDBE \u00e0 Khartoum, au Soudan, en d\u00e9cembre 2017, pour une audience sur l\u2019affaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans sa d\u00e9cision prise lors de sa 31\u00e8me Session ordinaire tenue du 24 avril au 6 mai 2018 \u00e0 Bamako au Mali, le CAEDBE constate que le Cameroun a manqu\u00e9 en plusieurs obligations, notamment la protection contre l\u2019abus et la torture de l\u2019enfant, ainsi que la non-discrimination. En plus de l\u2019indemnisation, le CAEDBE demande au Cameroun de veiller imm\u00e9diatement \u00e0 ce que l&rsquo;auteur du viol soit amen\u00e9 en justice; et d\u2019entreprendre une s\u00e9rie de mesures structurelles pour l&rsquo;\u00e9limination de toute forme de violence contre les enfants, y compris la mise en place et l&rsquo;application des l\u00e9gislations pertinentes, la formation des agents\/autorit\u00e9s comp\u00e9tentes, la cr\u00e9ation de m\u00e9canismes sp\u00e9cialis\u00e9s et la sensibilisation du public.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les plaignants ont fait l&rsquo;\u00e9loge de la d\u00e9cision qu&rsquo;ils qualifient d\u2019ajout important sur la jurisprudence en mati\u00e8re de droits de l&rsquo;enfant en Afrique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Cameroun devrait faire rapport au CAEDBE sur les mesures prises pour mettre en \u0153uvre cette d\u00e9cision dans les 180 jours de sa notification.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Banjul, le 7 septembre 2018: Le Comit\u00e9 africain d&rsquo;experts sur les droits et le bien-\u00eatre de l&rsquo;enfant (le CAEDBE) a rendu une d\u00e9cision historique en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[73,219],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7440"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7440"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7440\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7441,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7440\/revisions\/7441"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7440"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7440"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7440"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}