{"id":7392,"date":"2018-07-27T13:35:37","date_gmt":"2018-07-27T13:35:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ihrda.org\/?p=7392"},"modified":"2018-07-27T13:50:26","modified_gmt":"2018-07-27T13:50:26","slug":"chr-ihrda-lhrc-attraient-la-tanzanie-devant-la-cour-africaine-pour-defaut-de-protectiondes-personnes-atteintes-dalbinisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/2018\/07\/chr-ihrda-lhrc-attraient-la-tanzanie-devant-la-cour-africaine-pour-defaut-de-protectiondes-personnes-atteintes-dalbinisme\/","title":{"rendered":"CHR, IHRDA, LHRC attraient la Tanzanie devant la Cour Africaine pour d\u00e9faut de protectiondes personnes atteintes d\u2019albinisme"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>27 juillet 2018: <\/em><\/strong><em>Le Centre for Human Rights (CHR) &#8211; Universit\u00e9 de Pretoria, l&rsquo;Institut des droits de l\u2019homme et du d\u00e9veloppement en Afrique (IHRDA)<\/em> et <em>le Legal and Human Rights Centre<\/em> (LHRC) ont attrait la R\u00e9publique-Unie de Tanzanie devant la Cour africaine des droits de l&rsquo;homme et des peuples pour son manquement \u00e0 une protection ad\u00e9quate des personnes atteintes d&rsquo;albinisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les requ\u00e9rants ont d\u00e9pos\u00e9 la plainte le 25 juillet 2018, all\u00e9guant que l&rsquo;\u00c9tat tanzanien a failli dans son obligation de prendre des mesures appropri\u00e9es de lutte contre la pers\u00e9cution et la discrimination g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es perp\u00e9tr\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 contre les personnes atteintes d&rsquo;albinisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les requ\u00e9rants observent que, tout au long de l&rsquo;histoire, jusqu&rsquo;\u00e0 ce jour, les personnes atteintes d\u2019albinisme en Tanzanie et dans d&rsquo;autres parties de l&rsquo;Afrique ont subi diff\u00e9rentes formes de pers\u00e9cution et de discrimination fond\u00e9es notamment sur des mythes. Par le pass\u00e9, beaucoup de tribus ont souvent soutenu la pratique de tuer les personnes atteintes d\u2019albinisme, en particulier les enfants, pour emp\u00eacher une \u00abmal\u00e9diction\u00bb de se r\u00e9pandre dans leur communaut\u00e9 et de se d\u00e9barrasser du \u00abfardeau\u00bb de s&rsquo;occuper d&rsquo;eux. Depuis l&rsquo;an 2000, la Tanzanie a commenc\u00e9 \u00e0 vivre de nouvelles formes de pers\u00e9cution envers les personnes atteintes d\u2019albinisme, notamment la mutilation, suite \u00e0 une croyance que les parties du corps des personnes atteintes d\u2019albinisme ont des pouvoirs magiques qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour g\u00e9n\u00e9rer de la richesse par la sorcellerie. Ainsi, il existe un march\u00e9 noir pour les personnes atteintes d\u2019albinisme (leurs parties du corps ou leurs corps entiers). Les statistiques d\u00e9montrent qu&rsquo;entre 2007 et 2010, environ trois personnes atteintes d\u2019albinisme furent attaqu\u00e9es chaque mois en Tanzanie, et la plupart d&rsquo;entre elles furent pirat\u00e9es \u00e0 mort; de 2000 \u00e0 juin 2016, le nombre de morts s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 76. Les victimes d&rsquo;attaques ont \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment traumatis\u00e9es par des mutilations, des tentatives d&rsquo;enl\u00e8vement, des viols, des rasages ou des menaces physiques. En raison de la discrimination et de la pers\u00e9cution, les personnes atteintes d&rsquo;albinisme en Tanzanie se sentent ostracis\u00e9s et n\u00e9glig\u00e9s par l&rsquo;\u00c9tat et la soci\u00e9t\u00e9. Les requ\u00e9rants remarquent que les recours internes pour de telles violations sont inefficaces et insuffisants dans la pratique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les requ\u00e9rants notent qu&rsquo;il y a plus de 200 000 personnes atteintes d\u2019albinisme en Tanzanie, et les normes \u00e9tablies par la l\u00e9gislation tanzanienne permettent \u00e0 ce que ces personnes soient qualifi\u00e9es comme personnes handicap\u00e9es, tout comme il y a un consensus global croissant pour reconna\u00eetre l&rsquo;albinisme comme handicap.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;affaire all\u00e8gue plusieurs violations, notamment du droit \u00e0 la vie et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 de la personne; de l&rsquo;interdiction de la torture, des traitements d\u00e9gradants et inhumains; de l&rsquo;interdiction de la vente, de la traite et de l&rsquo;enl\u00e8vement d&rsquo;enfants; du droit \u00e0 la non-discrimination; du droit \u00e0 la dignit\u00e9 et du droit \u00e0 un recours effectif. Tous ces droits sont prot\u00e9g\u00e9s par plusieurs trait\u00e9s auxquels la Tanzanie est partie, notamment la Charte africaine des droits de l&rsquo;homme et des peuples, la Charte africaine des droits et du bien-\u00eatre de l&rsquo;enfant, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits \u00e9conomiques, sociaux et culturels, la Convention des Nations Unies relative aux droits de l&rsquo;enfant et \u00e0 la Convention relative aux droits des personnes handicap\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les requ\u00e9rants demandent que la Cour africaine d\u00e9clare la Tanzanie coupable des violations all\u00e9gu\u00e9es et ordonnent \u00e0 la Tanzanie d&rsquo;adopter une strat\u00e9gie nationale globale pour assurer la protection des droits, du bien-\u00eatre et des int\u00e9r\u00eats des personnes atteintes d\u2019albinisme, y compris la formulation de politiques, l&rsquo;adoption de lois, la poursuite en justice des auteurs, la formation des autorit\u00e9s concern\u00e9es et la sensibilisation du public. Les requ\u00e9rants demandent \u00e9galement l\u2019indemnisation, la r\u00e9habilitation et le soutien psychosocial aux victimes et \u00e0 leurs familles, ainsi que la mise en place de mesures sp\u00e9cifiques pour le bien-\u00eatre des enfants affect\u00e9s.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.ihrda.org\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/Communiqu\u00e9_CHR-IHRDA-LHRC_v_Tanzania_Albinism-Case_AfCHPR_July_2018_fr.pdf\">Communiqu\u00e9_CHR-IHRDA-LHRC_v_Tanzania_Albinism-Case_AfCHPR_July_2018_fr<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>27 juillet 2018: Le Centre for Human Rights (CHR) &#8211; Universit\u00e9 de Pretoria, l&rsquo;Institut des droits de l\u2019homme et du d\u00e9veloppement en Afrique (IHRDA) et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[219,62,72],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7392"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7392"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7392\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7395,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7392\/revisions\/7395"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7392"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7392"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7392"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}