{"id":6828,"date":"2017-10-12T17:54:14","date_gmt":"2017-10-12T17:54:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ihrda.org\/?p=6828"},"modified":"2017-10-12T17:54:14","modified_gmt":"2017-10-12T17:54:14","slug":"la-cour-de-la-cedeao-rend-son-arret-dans-laffaire-de-dorothy-njemanze-juge-en-faveur-les-plaignantes-se-prononce-pour-la-toute-premi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/2017\/10\/la-cour-de-la-cedeao-rend-son-arret-dans-laffaire-de-dorothy-njemanze-juge-en-faveur-les-plaignantes-se-prononce-pour-la-toute-premi\/","title":{"rendered":"La Cour de la CEDEAO rend son arr\u00eat dans l\u2019affaire de Dorothy Njemanze &#038; 3 autres c la R\u00e9publique F\u00e9d\u00e9rale du Nigeria;\u00a0Juge en faveur les plaignantes;\u00a0Se prononce pour la toute premi\u00e8re fois sur le Protocole de Maputo"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>B<\/em><\/strong><strong><em>anjul, le 12 octobre 2017 <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 12 octobre 2017, la Cour de la CEDEAO a rendu son arr\u00eat dans l&rsquo;affaire Dorothy Njemanze et 3 autres contre la R\u00e9publique F\u00e9d\u00e9rale du Nigeria. L&rsquo;affaire portait sur le traitement violent, cruel, inhumain, d\u00e9gradant et discriminatoire dont les demanderesses ont \u00e9t\u00e9 victimes aux mains des agents des forces de l&rsquo;ordre, \u00e0 Abuja, au Nig\u00e9ria.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les femmes nomm\u00e9es Dorothy Njemanze, Edu Ene Okoro, Justina Etim et Amarachi Jessyforth ont \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9es et agress\u00e9es sexuellement, physiquement, verbalement et ill\u00e9galement, \u00e0 diff\u00e9rents moments entre janvier 2011 et mars 2013, par <em>Abuja Environmental Protection Board <\/em>et d&rsquo;autres organismes gouvernementaux tels que la police et l&rsquo;arm\u00e9e. Elles ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es et accus\u00e9es d&rsquo;\u00eatre des prostitu\u00e9es simplement parce qu&rsquo;elles se trouvaient dans la rue pendant la nuit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon l&rsquo;arr\u00eat de la Cour, l&rsquo;arrestation des demanderesses \u00e9tait ill\u00e9gale et portait atteinte au droit \u00e0 la libert\u00e9 puisque l&rsquo;Etat d\u00e9fendeur n&rsquo;avait pas apport\u00e9 la preuve que ces femmes \u00e9taient effectivement des prostitu\u00e9es. La Cour a \u00e9galement conclu qu\u2019appeler prostitu\u00e9es ces femmes constituait une violence verbale qui viole le droit de ces femmes \u00e0 la dignit\u00e9. En outre, la Cour a estim\u00e9 que les arrestations portaient atteinte au droit de ces femmes de ne pas \u00eatre soumises au traitement cruel, inhumain ou d\u00e9gradant; et constituaient \u00e9galement une discrimination fond\u00e9e sur le sexe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Cour a conclu \u00e0 de multiples violations des articles 1, 2, 3 et 18 (3) de la Charte africaine des droits de l&rsquo;homme et des peuples; des articles 2, 3, 4, 5, 8 et 25 du Protocole \u00e0 la Charte africaine relatif aux droits de la femme en Afrique (Protocole de Maputo); des articles 2, 3, 5 (a) et 15 (1) de la Convention pour l\u2019\u00e9limination de toutes les formes de discrimination \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des femmes; des articles 2 (1), 3, 7 et 26 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques; des articles 10, 12, 13 et 16 de la Convention contre la torture; et des articles 1, 2, 5, 7 et 8 de la D\u00e9claration universelle des droits de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les premi\u00e8re, troisi\u00e8me et quatri\u00e8me demanderesses ont chacune obtenu des dommages et int\u00e9r\u00eats d&rsquo;un montant de six millions de Naira. Cependant, l\u2019action de la deuxi\u00e8me demanderesse a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e parce qu&rsquo;elle \u00e9tait prescrite en vertu du Protocole cr\u00e9ant la Cour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il convient de noter que c&rsquo;est la premi\u00e8re fois qu&rsquo;un tribunal international se prononce sur les violations du Protocole de Maputo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 conjointement intent\u00e9e le 17 septembre 2014 par l&rsquo;Institut pour les droits de l&rsquo;homme et le d\u00e9veloppement en Afrique (IHRDA), <em>Alliances for Africa<\/em>, le <em>Nigerian Women Trust Fund<\/em> \u00a0et le cabinet d&rsquo;avocats <em>SPA Ajibade and Co<\/em>, <em>Alliances pour l&rsquo;Afrique (AfA)<\/em>, avec l\u2019appui financier <em>d\u2019<\/em><em>Open Society Initiative for West Africa (OSIWA)<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Banjul, le 12 octobre 2017 Le 12 octobre 2017, la Cour de la CEDEAO a rendu son arr\u00eat dans l&rsquo;affaire Dorothy Njemanze et 3 autres&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[73,62],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6828"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6828"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6828\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6829,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6828\/revisions\/6829"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6828"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6828"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6828"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}