{"id":2058,"date":"2011-03-05T10:48:33","date_gmt":"2011-03-05T10:48:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ihrda.org\/?p=2058"},"modified":"2011-03-16T11:02:28","modified_gmt":"2011-03-16T11:02:28","slug":"nigeria-l%e2%80%99audition-d%e2%80%99un-cas-relatif-a-la-violation-des-droits-constitutionnels-le-14-mars-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/2011\/03\/nigeria-l%e2%80%99audition-d%e2%80%99un-cas-relatif-a-la-violation-des-droits-constitutionnels-le-14-mars-2011\/","title":{"rendered":"Nigeria: l\u2019audition d\u2019un cas relatif \u00e0 la violation des droits constitutionnels le 14 mars 2011"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Le cas <em>Adamu Garba et autres c\/ Federal Attorney General of Nigeria et autres <\/em>sera auditionn\u00e9 le 14 mars 2011 par l\u2019honorable Juge Mohamed Lawal Shuaibu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Adamu Garba et 20 autres Nig\u00e9rians portent plainte contre le gouvernement du Nigeria ainsi que 13 Etats et administrations locales pour la discrimination caus\u00e9e par leur soutien \u00e0 la division autochtone\/allog\u00e8ne. Plaidant leur droit \u00e0 \u00eatre prot\u00e9g\u00e9 contre la discrimination, les 21 Plaignants demandent au <em>Federal High Court<\/em> de Kaduna de mettre en \u0153uvre leurs droits constitutionnels. Ils dirigent leur plainte contre le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, le <em>Federal Character Commission<\/em>, les Etats du Plateau, de Kaduna, de Kano et de Katsina, ainsi que les administrations locales de Jos North Area (LGA), de Shendam LGA, de Kaduna South LGA, de Giwa LGA (Kaduna), de Fagge LGA (Kano), de Kumbotso LGA (Kano), de Nassarawa LGA (Kano) et de Tarauni LGA ( Kano).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Plaignants avancent des arguments pour plaider contre leur classification arbitraire comme \u00ab\u00a0allog\u00e8nes\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0non autochtones\u00a0\u00bb dans les Etats o\u00f9 ils vivent. Cette pratique du gouvernement leur d\u00e9nie des droits fondamentaux qui leur sont garantis par la Constitution nig\u00e9riane de 1999 ainsi que les instruments africains et internationaux des droits humains. Ils demandent au <em>Federal<\/em> <em>High Court <\/em>d\u2019ordonner la reconnaissance enti\u00e8re et le respect de leur droits ainsi que ceux de tous les nig\u00e9rians victimes de discriminations similaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Plaignants all\u00e8guent qu\u2019ils vivent dans leurs Etats respectifs depuis des d\u00e9cennies pour la plupart d\u2019entre eux et depuis plus d\u2019un si\u00e8cle pour certaines familles. Cependant, ils sont toujours identifi\u00e9s comme des \u00ab\u00a0allog\u00e8nes\u00a0\u00bb et se voient d\u00e9ni\u00e9s la dignit\u00e9 d\u2019appartenir \u00e0 un endroit qu\u2019ils appellent chez soi. Ils sont oblig\u00e9s de passer \u00e0 travers de longues et rigoureuses proc\u00e9dures pour obtenir le certificat d\u2019autochtones, pour se voir \u00e0 la fin refuser de mani\u00e8re humiliante ce document. Ce refus est bas\u00e9 sur aucun crit\u00e8re objectif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sans le certificat d\u2019autochtone, l\u2019acc\u00e8s aux bourses d\u2019\u00e9tudes accord\u00e9es par l\u2019Etat, l\u2019emploi particuli\u00e8rement dans le secteur public et m\u00eame l\u2019admission dans les institutions d\u2019enseignements publiques sont impossibles. Ceci, alors qu\u2019en tant que citoyens du Nigeria et de leurs Etats respectifs, ils ont droits \u00e0 tous ces privil\u00e8ges. Trait\u00e9s comme des citoyens de seconde classe, il est fr\u00e9quent que des quartiers habit\u00e9s par des communaut\u00e9s identifi\u00e9es comme \u00ab\u00a0allog\u00e8nes\u00a0\u00bb soient d\u00e9ni\u00e9s des infrastructures et \u00e9quipements sociaux alors que ceux habit\u00e9s par des communaut\u00e9s class\u00e9es \u00ab\u00a0autochtones\u00a0\u00bb en b\u00e9n\u00e9ficient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De m\u00eame, les \u00ab\u00a0non autochtones\u00a0\u00bb sont fr\u00e9quemment d\u00e9ni\u00e9s d\u2019autres documents \u00e9mis par l\u2019Etat tels que les titres fonciers, les permis d\u2019exercer un commerce et leur cultures menac\u00e9es par le refus d\u2019autoriser l\u2019installation des chefs traditionnels et le changement de nom de certains endroits.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Leur exp\u00e9rience est r\u00e9p\u00e9t\u00e9e sans cesse dans la vie de centaines de milliers et peut \u00eatre m\u00eame de millions d\u2019autres nig\u00e9rians confront\u00e9s \u00e0 cette triste situation. La division autochtone-allog\u00e8ne a cr\u00e9e une situation tr\u00e8s curieuse o\u00f9 des nig\u00e9rians \u00e0 part entier se voient denier leurs origines dans les endroits que leurs familles connaissent depuis plus de 100 ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Mise \u00e0 jour sur les d\u00e9marches juridiques<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Plaignants sont toutes des personnes habitant depuis des d\u00e9cennies (et leurs familles parfois depuis des si\u00e8cles) les Etats du Plateau, Kaduna, Kano et Katsina ainsi des r\u00e9gions dirig\u00e9s par les administrations locales de Jos North (Plateau), de Shendam (Plateau), de Kaduna South, de Giwa (Kaduna), de Fagge (Kano), de Kumbotso (Kano), de Nassarawa (Kano) et de Tarauni (Kano). Ils recherchent une d\u00e9cision judicaire pour la mise en \u0153uvre de leurs droits fondamentaux. Ils all\u00e8guent que ces droits sont contenus dans la Constitution de la R\u00e9publique F\u00e9d\u00e9rale du Nigeria de 1999 et dans les autres lois, y compris la loi sur la Charte africaine des droits de l\u2019homme et des peuples de 1995 (<em>Federal Laws of Nigeria<\/em>, <em>Cap. 10<\/em>). Ils fondent aussi leurs r\u00e9clamations sur le droit international, y compris la Charte africaine des droits de l\u2019homme et des peuples, le Pacte international sur les droits \u00e9conomiques, sociaux et culturels, et la D\u00e9claration universelle des droits de l\u2019homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cinq des quatorze R\u00e9pondants (le 1<sup>er<\/sup>, le 3<sup>\u00e8me<\/sup>, 7<sup>\u00e8me<\/sup>, 8<sup>\u00e8me<\/sup> et le 13<sup>\u00e8me<\/sup> R\u00e9pondants) ont marqu\u00e9 leur pr\u00e9sence devant la Cour. Les Conseils du 3<sup>\u00e8me<\/sup>, 7<sup>\u00e8me<\/sup>, 8<sup>\u00e8me<\/sup> et 13<sup>\u00e8me<\/sup> R\u00e9pondants ont pr\u00e9sent\u00e9 des objections pr\u00e9liminaires visant \u00e0 r\u00e9cuser la comp\u00e9tence du <em>Federal High Court<\/em> \u00e0 examiner le cas. Les objections pr\u00e9liminaires et la plainte seront examin\u00e9es le 14 mars 2011.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cas Adamu Garba et autres c\/ Federal Attorney General of Nigeria et autres sera auditionn\u00e9 le 14 mars 2011 par l\u2019honorable Juge Mohamed Lawal&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[293,410,412,62,414,72],"tags":[159,157,23,158],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2058"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2058"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2058\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2058"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2058"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ihrda.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2058"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}